Comment Investir 50 000 Euros : (7 Stratégies)

comment investir 50 000 euros

Vous avez 50 000 euros à investir et vous cherchez la meilleure façon de les faire fructifier ? Bonne nouvelle : ce montant ouvre la porte à pratiquement toutes les classes d’actifs — bourse, immobilier, SCPI, assurance-vie, et bien plus. La vraie question n’est pas « où placer cet argent », mais plutôt « quelle combinaison de placements correspond à votre situation, vos objectifs et votre tolérance au risque ». Ce guide vous donne les 7 stratégies concrètes pour investir 50 000 euros en [cur_year], avec des exemples chiffrés, un tableau comparatif et un modèle de portefeuille diversifié prêt à l’emploi. Vous repartirez avec un plan d’action clair, adapté à votre profil.

En résumé

  • Constituez d’abord une épargne de précaution (3-6 mois de dépenses sur livrets) avant d’investir le reste
  • Diversifiez sur au moins 3 classes d’actifs (bourse, immobilier, fonds euros) pour limiter le risque
  • Le rendement espéré varie de 3 % (fonds euros) à 8-10 % (actions) selon votre tolérance au risque
  • Privilégiez les enveloppes fiscales avantageuses (PEA, assurance-vie) pour optimiser vos gains nets

Comment investir 50 000 euros : les 7 stratégies concrètes à connaître

Pour investir 50 000 euros efficacement, commencez par sécuriser une base, puis répartissez le reste sur des placements à rendement croissant. Concrètement, voici la méthode en trois temps : d’abord, mettez de côté l’équivalent de 3 à 6 mois de dépenses courantes sur un Livret A ou un LDDS (soit entre 5 000 et 10 000 euros pour la plupart des ménages). Ensuite, choisissez une ou plusieurs enveloppes fiscales adaptées — PEA pour la bourse, assurance-vie multisupport pour la diversification, ou compte-titres pour plus de flexibilité. Enfin, répartissez le capital restant entre différentes classes d’actifs selon votre horizon de placement et votre appétence au risque.

En clair, si vous avez un horizon de plus de 8 ans, vous pouvez allouer une part importante aux actions (via ETF sur PEA) qui offrent historiquement un rendement annuel moyen de 7 à 10 % brut. Si votre horizon est de 3 à 5 ans, privilégiez un mix assurance-vie fonds euros + SCPI. Et si vous avez besoin de cet argent dans moins de 2 ans, les livrets réglementés et les fonds monétaires restent la solution la plus raisonnable, même si le rendement est modeste.

Les sept stratégies détaillées dans cet article couvrent l’ensemble du spectre : PEA et ETF, assurance-vie multisupport, immobilier locatif, SCPI, crowdfunding, livrets réglementés, et actifs alternatifs (or, crypto, private equity). Chacune a ses avantages, ses limites et sa fiscalité propre. L’idée n’est pas de tout mettre au même endroit, mais de construire un portefeuille cohérent où chaque placement joue un rôle précis — performance, stabilité, revenus réguliers ou protection contre l’inflation.

Bref, la clé pour bien placer 50 000 euros n’est pas de chercher LE meilleur placement unique, mais de combiner intelligemment plusieurs supports. Les sections suivantes vous guident pas à pas dans chaque stratégie, avec des chiffres concrets et des recommandations adaptées à chaque profil.

✅ Conseil
Avant de placer le moindre euro, ouvrez un PEA et une assurance-vie même avec le minimum (quelques centaines d’euros). L’antériorité fiscale commence à la date d’ouverture : après 5 ans pour le PEA et 8 ans pour l’assurance-vie, la fiscalité sur vos gains devient nettement plus avantageuse. Prenez date dès maintenant, vous vous remercierez plus tard.

Pourquoi 50 000 euros est un capital idéal pour commencer à investir

Avec 50 000 euros, vous disposez d’un montant suffisant pour accéder à une vraie diversification, sans avoir besoin de prendre des risques démesurés sur un seul actif. Ce capital dépasse largement le seuil d’entrée de la plupart des placements : les ETF sont accessibles dès quelques dizaines d’euros, les SCPI à partir de 1 000 euros la part en moyenne, et même l’immobilier locatif devient envisageable en combinant apport personnel et effet de levier bancaire. Vous n’êtes plus limité aux seuls livrets d’épargne.

Ce montant vous permet aussi de répartir votre capital sur 4 à 6 supports différents sans que chaque ligne soit trop petite pour générer un rendement significatif. Par exemple, placer 15 000 euros en ETF actions, 10 000 euros en SCPI, 10 000 euros en assurance-vie fonds euros, 10 000 euros en crowdfunding et garder 5 000 euros en épargne de précaution — chaque poche a un poids suffisant pour contribuer réellement à la performance globale de votre portefeuille.

Par ailleurs, 50 000 euros représentent un montant qui attire l’attention des banques si vous souhaitez obtenir un crédit immobilier. Utilisé comme apport, ce capital peut vous permettre d’emprunter entre 150 000 et 250 000 euros selon votre profil et vos revenus, ce qui démultiplie considérablement votre capacité d’investissement grâce à l’effet de levier. C’est un avantage que peu de placements offrent.

Enfin, avec cette somme, vous pouvez vous permettre une approche progressive. Plutôt que de tout investir d’un coup, vous avez la possibilité d’entrer sur les marchés par paliers — investir 10 000 euros par mois sur 5 mois, par exemple — pour lisser le risque de mauvais timing. Cette méthode, appelée DCA (Dollar Cost Averaging), réduit l’impact de la volatilité et convient particulièrement aux investisseurs qui débutent en bourse.

Définir votre profil investisseur avant de placer 50 000 euros

Avant de choisir le moindre placement, vous devez répondre à trois questions fondamentales : quel est votre horizon de placement, quelle perte maximale pouvez-vous supporter sans paniquer, et avez-vous besoin de revenus réguliers ou cherchez-vous la croissance du capital ? Ces réponses déterminent tout le reste. Un investisseur de 30 ans qui n’aura pas besoin de cet argent avant 20 ans n’a aucune raison de placer 50 000 euros sur un Livret A à 3 %. À l’inverse, une personne de 55 ans qui prépare sa retraite dans 5 ans ne devrait pas mettre 80 % de son capital en actions.

On distingue généralement trois profils types. Le profil prudent accepte une volatilité faible et vise un rendement de 2 à 4 % par an : il privilégiera les fonds euros, les livrets et une petite poche de SCPI. Le profil équilibré tolère des fluctuations modérées pour viser 4 à 6 % annuels : il combinera ETF diversifiés, SCPI et assurance-vie. Le profil dynamique accepte des baisses temporaires de 20 à 30 % sur son portefeuille pour cibler 7 à 10 % de rendement annuel : il mettra une part importante en actions, avec éventuellement du private equity ou des cryptomonnaies en complément.

Votre situation patrimoniale globale compte aussi. Si vous êtes propriétaire de votre résidence principale et que vous avez déjà une épargne de précaution, vous pouvez vous permettre d’être plus offensif avec ces 50 000 euros. En revanche, si c’est votre unique épargne et que vous êtes locataire, la prudence s’impose sur une partie significative du capital. Pensez également à votre tranche marginale d’imposition : certains placements (PEA, assurance-vie après 8 ans) offrent des avantages fiscaux qui pèsent lourd quand vous êtes imposé à 30 % ou plus.

Pour évaluer votre profil de façon objective, utilisez les questionnaires proposés par les courtiers en ligne ou les conseillers en gestion de patrimoine. Ces outils posent une vingtaine de questions sur votre expérience, vos objectifs et votre réaction face aux pertes. Le résultat vous donne une allocation cible — par exemple 60 % actions / 30 % obligations / 10 % immobilier — qui sert de boussole pour construire votre portefeuille.

💡 Bon à savoir
Votre profil investisseur n’est pas figé. Il évolue avec votre âge, vos revenus et vos projets de vie. Réévaluez-le tous les 2 à 3 ans ou à chaque changement majeur (achat immobilier, naissance, changement de carrière). Un portefeuille qui vous correspondait à 30 ans peut devenir inadapté à 45 ans.

Investir en bourse via un PEA : actions et ETF

Le Plan d’Épargne en Actions (PEA) est l’enveloppe la plus avantageuse fiscalement pour investir en bourse avec 50 000 euros. Après 5 ans de détention, vos plus-values et dividendes sont exonérés d’impôt sur le revenu — vous ne payez que les prélèvements sociaux de 17,2 % au lieu de la flat tax de 30 %. Sur un investissement de 50 000 euros qui génère 5 000 euros de gains, cela représente une économie de 640 euros d’impôts. Le plafond de versement du PEA est de 150 000 euros, donc vos 50 000 euros y entrent largement.

La stratégie la plus efficace pour un investisseur particulier consiste à acheter des ETF (trackers) diversifiés plutôt que de sélectionner des actions individuelles. Un ETF répliquant l’indice MSCI World vous expose à plus de 1 500 entreprises dans 23 pays développés, pour des frais de gestion de seulement 0,20 à 0,45 % par an. Historiquement, cet indice a délivré un rendement annualisé d’environ 8 % sur les 30 dernières années, dividendes réinvestis. Concrètement, 50 000 euros placés sur un ETF MSCI World auraient généré environ 108 000 euros de gains en 15 ans, soit un capital total de 158 000 euros.

Pour investir en bourse avec 50 000 euros de façon concrète, ouvrez un PEA chez un courtier en ligne (Boursorama, Fortuneo, Bourse Direct proposent des frais compétitifs), puis investissez progressivement. Une approche courante : placez 10 000 euros immédiatement puis programmez des versements de 5 000 euros par mois sur les 8 mois suivants. Cette méthode DCA lisse votre prix d’entrée et réduit le stress lié aux fluctuations des marchés.

En termes de répartition, un portefeuille ETF simple et efficace sur PEA peut se composer de 70 % d’ETF MSCI World (grandes capitalisations mondiales), 20 % d’ETF marchés émergents (Chine, Inde, Brésil) et 10 % d’ETF small caps européennes pour capter la croissance des petites entreprises. Cette allocation offre une diversification géographique et sectorielle solide. Gardez en tête que la bourse est un placement de long terme (minimum 5 ans) : les corrections de 10 à 20 % sont normales et ne doivent pas vous pousser à vendre dans la panique.

L’assurance-vie multisupport pour diversifier

L’assurance-vie multisupport est probablement l’enveloppe la plus polyvalente pour placer 50 000 euros. Elle combine un fonds euros sécurisé (capital garanti, rendement de 2,5 à 4,5 % en [cur_year] selon les contrats) et des unités de compte (UC) investies en actions, obligations, immobilier ou matières premières. Vous choisissez vous-même la répartition entre sécurité et performance, et vous pouvez la modifier à tout moment par des arbitrages gratuits chez la plupart des assureurs en ligne.

L’avantage fiscal de l’assurance-vie se déploie pleinement après 8 ans de détention. À ce stade, vous bénéficiez d’un abattement annuel de 4 600 euros sur les gains (9 200 euros pour un couple) avant imposition. Au-delà de cet abattement, les gains sont taxés à seulement 24,7 % (7,5 % d’impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux) au lieu de 30 % pour la flat tax standard. Sur un placement de 50 000 euros qui génère 3 000 euros de gains annuels, cette fiscalité allégée vous fait économiser plusieurs centaines d’euros chaque année.

Concrètement, avec 50 000 euros sur une assurance-vie multisupport, vous pourriez par exemple répartir : 40 % en fonds euros (20 000 euros sécurisés), 30 % en ETF actions internationaux via les UC (15 000 euros pour la croissance), 20 % en SCPI en UC (10 000 euros pour les revenus immobiliers) et 10 % en obligations (5 000 euros pour la stabilité). Cette allocation « équilibrée » vise un rendement global de 4 à 6 % par an avec une volatilité maîtrisée.

Choisissez un contrat en ligne avec des frais de gestion inférieurs à 0,60 % sur les UC et zéro frais sur les versements. Les contrats de banques traditionnelles facturent souvent 2 à 3 % de frais d’entrée, ce qui ampute immédiatement votre capital de 1 000 à 1 500 euros. Les meilleurs contrats en ligne (Linxea Spirit 2, Lucya Cardif, Placement-direct Vie) proposent un large choix d’UC, des frais bas et un fonds euros performant. C’est un critère qui fait une différence considérable sur le long terme.

⚠️ Attention
Méfiez-vous des assurances-vie proposées en agence bancaire avec des frais d’entrée de 2 à 3 %. Sur 50 000 euros, cela représente 1 000 à 1 500 euros perdus dès le départ. Privilégiez systématiquement les contrats en ligne à 0 % de frais d’entrée — la différence de performance cumulée sur 10 ans peut dépasser 5 000 euros.

Investir dans l’immobilier locatif avec 50 000 euros

Avec 50 000 euros, l’immobilier locatif devient accessible grâce à l’effet de levier du crédit bancaire. Utilisez vos 50 000 euros comme apport pour emprunter entre 150 000 et 200 000 euros, selon vos revenus et votre taux d’endettement. Cela vous permet d’acquérir un studio ou un T2 dans de nombreuses villes moyennes françaises, voire en périphérie des grandes métropoles. L’immobilier reste le seul actif que vous pouvez acheter à crédit tout en le faisant rembourser partiellement par les loyers de votre locataire.

Le rendement locatif brut varie considérablement selon la ville : comptez 3 à 4 % à Paris ou Lyon, mais 6 à 9 % dans des villes comme Saint-Étienne, Mulhouse ou Limoges. En net (après charges, taxe foncière, assurance et vacance locative), tablez plutôt sur 3 à 6 %. L’intérêt principal de l’immobilier locatif n’est pas seulement le rendement : c’est la combinaison du cash-flow locatif, de la plus-value à la revente et de l’effet de levier. Un bien acheté 180 000 euros avec 50 000 euros d’apport qui s’apprécie de 2 % par an génère une plus-value de 3 600 euros annuels — rapportée à vos 50 000 euros investis, cela représente un rendement de 7,2 % sur votre capital propre.

Plusieurs dispositifs fiscaux peuvent optimiser votre investissement. Le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) permet d’amortir le bien et le mobilier, réduisant fortement voire annulant l’imposition sur vos revenus locatifs pendant de nombreuses années. Le régime micro-BIC offre un abattement forfaitaire de 50 % sur les loyers si vos recettes ne dépassent pas 77 700 euros par an. Ces avantages font de la location meublée l’une des stratégies les plus efficaces fiscalement pour un investisseur particulier.

En pratique, pour investir dans l’immobilier avec 50 000 euros, ciblez des biens avec un bon ratio prix/loyer, dans des zones à forte demande locative (proximité d’universités, de transports, de bassins d’emploi). Prévoyez un budget travaux si vous achetez dans l’ancien — une rénovation légère de 5 000 à 15 000 euros peut augmenter le loyer de 15 à 25 % et valoriser le bien à la revente. Gardez aussi une trésorerie de sécurité d’au moins 3 mois de loyer pour faire face aux imprévus (vacance, réparations).

Les SCPI pour un revenu passif immobilier

Les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) vous permettent d’investir dans l’immobilier sans acheter de bien en direct, sans gérer de locataire et sans vous soucier des travaux. Vous achetez des parts d’une société qui possède et gère un parc immobilier diversifié — bureaux, commerces, logistique, santé — et vous percevez des revenus trimestriels proportionnels à vos parts. Avec 50 000 euros, vous pouvez investir dans 3 à 5 SCPI différentes pour diversifier les secteurs et les zones géographiques.

Le rendement moyen des SCPI s’est établi autour de 4,5 à 4,7 % en 2023, avec certaines SCPI dépassant les 6 %. Sur un investissement de 50 000 euros, cela représente un revenu annuel de 2 250 à 3 000 euros, soit 187 à 250 euros par mois. Ces revenus sont versés sans que vous ayez à gérer quoi que ce soit — c’est la société de gestion qui s’occupe de tout : sélection des biens, recherche de locataires, encaissement des loyers, entretien. C’est la définition même du revenu passif immobilier.

Côté fiscalité, les revenus de SCPI sont imposés comme des revenus fonciers : ils s’ajoutent à vos autres revenus et sont soumis à votre tranche marginale d’imposition + 17,2 % de prélèvements sociaux. Pour un contribuable imposé à 30 %, la fiscalité totale atteint donc 47,2 %. C’est pourquoi il peut être judicieux de loger vos SCPI dans une assurance-vie (fiscalité allégée après 8 ans) ou de privilégier les SCPI européennes dont les revenus bénéficient de conventions fiscales avantageuses.

Attention toutefois aux frais de souscription, généralement compris entre 8 et 12 % du montant investi. Sur 50 000 euros, cela représente 4 000 à 6 000 euros de frais — il faut donc envisager la SCPI sur un horizon de minimum 8 à 10 ans pour amortir ces frais et profiter pleinement du rendement. Certaines SCPI récentes proposent des frais de souscription réduits voire nuls, compensés par des frais de gestion légèrement plus élevés. Comparez attentivement avant de vous engager.

Le crowdfunding immobilier et obligataire

Le crowdfunding immobilier consiste à prêter de l’argent à des promoteurs ou des marchands de biens pour financer leurs opérations (construction, rénovation, aménagement). En échange, vous percevez des intérêts fixes, généralement compris entre 8 et 12 % par an, sur des durées courtes de 12 à 36 mois. C’est l’un des placements les plus rémunérateurs accessibles aux particuliers, avec un ticket d’entrée souvent fixé à seulement 1 000 euros par projet.

Avec 50 000 euros, vous pouvez investir sur 20 à 50 projets différents pour diluer le risque. Car le risque existe bel et bien : en cas de défaillance du promoteur, vous pouvez perdre tout ou partie de votre capital. Le taux de défaut du secteur se situait autour de 2 à 5 % ces dernières années, avec des retards de remboursement de plus en plus fréquents. La diversification sur un grand nombre de projets est donc absolument essentielle pour absorber les éventuelles pertes.

Le crowdfunding obligataire fonctionne sur le même principe mais finance des entreprises (PME, startups, projets d’énergie renouvelable) plutôt que des opérations immobilières. Les rendements sont généralement un peu plus faibles — 5 à 9 % par an — mais la diversification sectorielle est meilleure. Des plateformes comme October, Lendopolis ou Enerfip proposent des projets variés avec des durées de 2 à 7 ans. C’est un bon complément au crowdfunding immobilier pour ne pas concentrer tout votre risque sur un seul secteur.

Fiscalement, les intérêts perçus via le crowdfunding sont soumis à la flat tax de 30 % (12,8 % d’impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux). Un rendement brut de 10 % devient donc un rendement net de 7 % après impôts. C’est encore très attractif comparé à la plupart des placements, mais gardez en tête que ce rendement rémunère un risque réel de perte en capital. Ne dépassez pas 10 à 15 % de votre patrimoine total sur ce type de placement, soit 5 000 à 7 500 euros sur vos 50 000 euros.

📌 Exemple
Vous investissez 5 000 euros en crowdfunding immobilier, répartis sur 5 projets de 1 000 euros chacun, à un taux moyen de 10 % sur 18 mois. Si tout se passe bien, vous récupérez 5 750 euros (5 000 + 750 d’intérêts bruts). Après flat tax de 30 %, vos gains nets s’élèvent à 525 euros. Si un projet sur cinq fait défaut, vous perdez 1 000 euros mais gagnez 600 euros sur les 4 autres, soit une perte nette de 400 euros. C’est pourquoi la diversification sur de nombreux projets est cruciale.

Les livrets réglementés et fonds euros pour la sécurité

Avant de chercher la performance, assurez vos arrières. Les livrets réglementés — Livret A, LDDS et LEP — constituent le socle de toute stratégie d’investissement. Le Livret A offre un taux de 2,4 % net d’impôt en [cur_year] (révisé en février) avec un plafond de 22 950 euros. Le LDDS complète avec un plafond de 12 000 euros au même taux. Quant au LEP, réservé aux revenus modestes, il affiche un taux encore supérieur. Ces placements sont 100 % liquides et garantis par l’État — vous récupérez votre argent à tout moment sans aucun risque.

La recommandation classique est de conserver entre 3 et 6 mois de dépenses courantes sur ces livrets. Pour un ménage dont les charges mensuelles s’élèvent à 2 500 euros, cela représente 7 500 à 15 000 euros. Cette épargne de précaution vous évite de devoir vendre vos investissements en urgence (et potentiellement à perte) en cas de coup dur — perte d’emploi, réparation de voiture, problème de santé. C’est un filet de sécurité non négociable.

Les fonds euros en assurance-vie jouent un rôle complémentaire. Leur rendement a nettement remonté ces dernières années, atteignant 2,5 à 4,5 % selon les contrats en [cur_year]. Contrairement aux livrets, les fonds euros n’ont pas de plafond de versement et bénéficient de la fiscalité avantageuse de l’assurance-vie après 8 ans. Ils constituent un excellent réceptacle pour la partie « sécurisée » de votre portefeuille au-delà des plafonds de livrets.

En combinant Livret A (22 950 euros), LDDS (12 000 euros) et fonds euros, vous pouvez sécuriser jusqu’à 15 000 ou 20 000 euros de vos 50 000 euros avec un rendement correct et un risque quasi nul. Le reste — 30 000 à 35 000 euros — peut alors être investi sur des supports plus dynamiques en toute sérénité, puisque vous savez que votre base est protégée. Cette approche « cœur sécurisé + satellites dynamiques » est la fondation d’une gestion patrimoniale saine.

Diversifier avec les actifs alternatifs : or, crypto, private equity

Les actifs alternatifs regroupent tout ce qui ne rentre pas dans les catégories classiques (actions, obligations, immobilier). L’or, les cryptomonnaies et le private equity sont les trois principaux. Leur rôle dans un portefeuille de 50 000 euros n’est pas de constituer le cœur de votre allocation, mais d’apporter une décorrélation — c’est-à-dire des actifs qui ne bougent pas dans le même sens que la bourse ou l’immobilier, ce qui réduit la volatilité globale de votre portefeuille.

L’or physique ou papier (via des ETF comme le iShares Gold Trust) est traditionnellement considéré comme une valeur refuge. En période de crise, d’inflation ou de tensions géopolitiques, l’or a tendance à monter quand les actions baissent. Sur les 20 dernières années, l’or a délivré un rendement annualisé d’environ 8 %, avec une volatilité modérée. Allouer 5 à 10 % de votre portefeuille à l’or (soit 2 500 à 5 000 euros) est une stratégie de diversification éprouvée. Privilégiez les ETF adossés à de l’or physique pour la simplicité et la liquidité.

Les cryptomonnaies (Bitcoin, Ethereum principalement) sont des actifs beaucoup plus volatils — des variations de 30 à 50 % en quelques mois ne sont pas rares. Elles peuvent offrir des rendements spectaculaires mais aussi des pertes considérables. Si vous décidez d’en intégrer à votre portefeuille, limitez-vous strictement à 2 à 5 % de votre capital total, soit 1 000 à 2 500 euros. Considérez cette somme comme de l’argent que vous pouvez vous permettre de perdre intégralement. Utilisez des plateformes régulées et stockez vos cryptos sur un portefeuille sécurisé.

Le private equity (investissement dans des entreprises non cotées) était historiquement réservé aux institutionnels et aux grandes fortunes. En [cur_year], des plateformes comme Altaroc, Moonfare ou certains FCPR accessibles en assurance-vie permettent d’y accéder à partir de 1 000 à 10 000 euros. Le rendement cible se situe entre 8 et 15 % par an, mais le capital est bloqué pendant 5 à 10 ans et le risque de perte est significatif. C’est un placement de diversification pour les investisseurs patients qui ont déjà couvert les bases avec des placements plus liquides.

📝 À retenir
Les actifs alternatifs ne doivent jamais dépasser 10 à 15 % de votre portefeuille total, soit 5 000 à 7 500 euros sur 50 000. Leur rôle est de diversifier et de protéger, pas de constituer le moteur principal de votre performance. Si vous débutez, commencez par les actifs classiques (ETF, assurance-vie, SCPI) avant d’explorer les alternatives.

Tableau comparatif : rendement, risque et fiscalité de chaque placement

Pour vous aider à choisir la bonne combinaison de placements, voici un tableau synthétique qui compare les 7 stratégies présentées dans cet article. Les rendements indiqués sont des moyennes observées — ils ne constituent pas une garantie de performance future. Le niveau de risque est évalué sur une échelle de 1 (très faible) à 5 (très élevé), et l’horizon minimum correspond à la durée recommandée pour que le placement déploie son potentiel.

Placement Rendement annuel Risque (1-5) Horizon min. Fiscalité optimale
ETF actions (PEA) 7-10 % 4 5-8 ans 17,2 % après 5 ans (PEA)
Assurance-vie (UC + fonds euros) 3-6 % 2-3 8 ans 24,7 % après 8 ans (abattement)
Immobilier locatif (LMNP) 3-6 % net + plus-value 3 10-15 ans Amortissement LMNP
SCPI 4-6 % 3
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