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Comment Réduire ses Impôts en Investissant dans l’Immobilier (2027)

Dans ce guide
  1. Comment réduire ses impôts grâce à l'immobilier : les mécanismes concrets
  2. Pourquoi l'immobilier est le levier le plus efficace pour réduire ses impôts
  3. Les dispositifs de défiscalisation immobilière en vigueur
  4. Investir dans le neuf : la fin du Pinel et le dispositif « relance logement »
  5. Défiscaliser dans l'ancien : déficit foncier, Denormandie et Malraux
  6. LMNP et location meublée : un régime fiscal ultra-avantageux
  7. Tableau comparatif des dispositifs de défiscalisation immobilière
  8. Exemples chiffrés : combien pouvez-vous économiser selon votre profil
comment réduire ses impots en investissant dans l'immobilier

Vous payez trop d’impôts et vous cherchez une solution concrète pour alléger la facture ? L’investissement immobilier reste le levier le plus puissant pour réduire votre imposition tout en vous constituant un patrimoine solide. Déficit foncier, LMNP, loi Malraux, Denormandie, nouveau dispositif « relance logement »… les options ne manquent pas, mais encore faut-il savoir laquelle correspond à votre situation. Dans ce guide complet, vous allez comprendre précisément comment chaque mécanisme fonctionne, combien vous pouvez économiser selon votre profil fiscal, et surtout quelles erreurs éviter pour que votre défiscalisation immobilière soit réellement rentable.

En résumé

  • L’immobilier permet de réduire ses impôts de 12 % à 30 % du montant investi selon le dispositif choisi
  • Le déficit foncier permet de déduire jusqu’à 10 700 € par an de votre revenu global (21 400 € pour les rénovations énergétiques)
  • Le statut LMNP au régime réel peut rendre vos revenus locatifs quasiment non imposables grâce à l’amortissement
  • Chaque dispositif a ses conditions : durée d’engagement, plafonds de loyers, zones géographiques et plafond global des niches fiscales de 10 000 €/an

Comment réduire ses impôts grâce à l’immobilier : les mécanismes concrets

Réduire ses impôts en investissant dans l’immobilier repose sur un principe simple : l’État vous accorde un avantage fiscal en échange d’un investissement qui répond à un besoin collectif (logement locatif, rénovation du patrimoine, réhabilitation de quartiers). Concrètement, trois grandes familles de mécanismes existent. La première, c’est la réduction d’impôt directe : vous investissez dans un bien éligible (neuf ou ancien rénové), et l’État soustrait un pourcentage du montant investi de votre impôt sur le revenu, étalé sur plusieurs années. C’est le cas du Denormandie ou du Malraux (et c’était le cas du Pinel, fermé aux nouveaux investissements depuis 2025).

La deuxième famille repose sur la déduction de charges. Vous déduisez de vos revenus fonciers (ou de votre revenu global) les charges liées à votre bien : travaux, intérêts d’emprunt, frais de gestion. Quand ces charges dépassent vos loyers perçus, vous créez un déficit foncier qui vient diminuer votre base imposable. Résultat : moins de revenus taxés, donc moins d’impôts à payer. Ce mécanisme est particulièrement efficace pour les contribuables dans les tranches marginales d’imposition à 30 % ou plus.

La troisième famille concerne les régimes fiscaux spécifiques comme le LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel). Ici, vous ne bénéficiez pas d’une réduction d’impôt à proprement parler, mais vous pouvez amortir comptablement la valeur de votre bien et de son mobilier. Cet amortissement vient en déduction de vos revenus locatifs, ce qui peut les ramener à zéro sur le plan fiscal pendant de nombreuses années. Vous percevez des loyers réels, mais vous ne payez pas ou très peu d’impôts dessus.

En clair, pour réduire efficacement vos impôts par l’immobilier, vous devez d’abord identifier votre tranche marginale d’imposition, estimer le montant que vous souhaitez investir, puis choisir le dispositif adapté. Un contribuable imposé à 30 % n’aura pas le même intérêt qu’un contribuable à 41 %. Et un investisseur disposant de 50 000 € de budget travaux ne se tournera pas vers les mêmes solutions qu’un acheteur d’un appartement neuf à 200 000 €.

✅ Conseil
Avant tout investissement, calculez votre taux marginal d’imposition (TMI) sur votre dernier avis d’imposition. C’est lui qui détermine l’efficacité réelle de chaque dispositif. Un TMI à 11 % rend la plupart des mécanismes peu intéressants ; à partir de 30 %, la défiscalisation immobilière prend tout son sens.

Pourquoi l’immobilier est le levier le plus efficace pour réduire ses impôts

L’immobilier domine les autres placements de défiscalisation pour une raison fondamentale : c’est le seul investissement qui combine réduction d’impôt, revenus réguliers et constitution de patrimoine en même temps. Quand vous souscrivez un PER (Plan d’Épargne Retraite) ou un FIP/FCPI, vous bénéficiez d’un avantage fiscal, mais votre capital est bloqué et le rendement reste aléatoire. Avec l’immobilier, votre bien prend potentiellement de la valeur, génère des loyers mensuels et vous fait économiser des impôts. Ce triple effet est unique.

L’autre force de l’immobilier, c’est l’effet de levier du crédit. Vous pouvez investir 200 000 € en n’apportant que 20 000 € de votre poche, le reste étant financé par un emprunt bancaire. Les intérêts de cet emprunt sont déductibles de vos revenus fonciers, et la réduction d’impôt se calcule sur le montant total de l’investissement, pas uniquement sur votre apport. Concrètement, avec un apport de 20 000 €, vous pouvez obtenir une réduction d’impôt calculée sur 200 000 €. Aucun autre placement ne permet ça.

L’immobilier offre aussi une diversité de dispositifs sans équivalent. Que vous souhaitiez investir dans le neuf, dans l’ancien à rénover, dans la location meublée ou dans des zones patrimoniales protégées, il existe un mécanisme adapté. Cette flexibilité permet à chaque profil de contribuable — du cadre imposé à 30 % au chef d’entreprise taxé à 45 % — de trouver la solution la plus pertinente. Et contrairement aux produits financiers défiscalisants, vous gardez un actif tangible et transmissible à vos héritiers.

Enfin, la fiscalité immobilière bénéficie d’une relative stabilité législative. Si les taux et conditions évoluent régulièrement, les grands principes (déficit foncier, amortissement en meublé, réductions pour investissement locatif) existent depuis des décennies. Vous investissez dans un cadre éprouvé, avec une visibilité bien supérieure à celle des niches fiscales financières qui apparaissent et disparaissent au gré des lois de finances.

Les dispositifs de défiscalisation immobilière en vigueur

Le paysage de la défiscalisation immobilière reste riche malgré la fin de certains dispositifs, comme le Pinel, fermé aux nouveaux investissements depuis le 1er janvier 2025. Voici les principaux mécanismes accessibles. Le dispositif « relance logement », créé par la loi de finances pour 2026, permet depuis le 21 février 2026 d’amortir un logement neuf ou ancien rénové loué nu à un loyer plafonné. Le déficit foncier permet de déduire les charges et travaux de vos revenus fonciers, voire de votre revenu global. La loi Denormandie cible l’ancien avec travaux dans certaines villes éligibles. La loi Malraux offre une réduction pouvant atteindre 30 % du montant des travaux pour la restauration d’immeubles en secteur sauvegardé.

Du côté de la location meublée, le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel) reste l’un des régimes les plus avantageux. Au régime réel, l’amortissement du bien et du mobilier permet de neutraliser fiscalement une grande partie des loyers perçus. Ce dispositif ne rentre pas dans le plafond des niches fiscales de 10 000 €, ce qui en fait un complément idéal aux autres mécanismes. Attention toutefois : la loi de finances pour 2025 a durci la fiscalité de la revente, avec la réintégration des amortissements dans le calcul de la plus-value (voir plus bas).

Un point essentiel à retenir : la plupart des réductions d’impôt immobilières sont soumises au plafonnement global des niches fiscales, fixé à 10 000 € par an (18 000 € pour les investissements Outre-mer). Seuls le déficit foncier et la loi Malraux échappent à ce plafond, ce qui les rend particulièrement intéressants pour les contribuables fortement imposés qui ont déjà saturé leur plafond avec d’autres dispositifs. Comme le rappelle le site du ministère de l’Économie, chaque dispositif impose des conditions strictes qu’il faut vérifier avant de s’engager.

L’orientation générale de la politique fiscale favorise la rénovation énergétique et la remise sur le marché de logements vacants. Les dispositifs liés à l’ancien avec travaux restent ouverts : le déficit foncier majoré pour la rénovation énergétique a été prolongé pour les dépenses payées jusqu’au 31 décembre 2027, et le Denormandie est ouvert jusqu’à la même date, alors que le Pinel a pris fin le 31 décembre 2024. Le choix du bon dispositif dépend donc à la fois de votre situation fiscale et de l’évolution réglementaire la plus récente.

💡 Bon à savoir
Le plafond des niches fiscales de 10 000 € s’applique à l’ensemble de vos avantages fiscaux cumulés (réduction Pinel encore en cours, Denormandie, emploi à domicile, garde d’enfants, etc.). Si vous utilisez déjà une partie de ce plafond, votre marge de défiscalisation immobilière via le Denormandie sera réduite d’autant. Le déficit foncier et le Malraux, eux, ne sont pas concernés par ce plafond.

Investir dans le neuf : la fin du Pinel et le dispositif « relance logement »

Le dispositif Pinel : fermé depuis 2025

Le dispositif Pinel a été le pilier de la défiscalisation dans le neuf pendant près d’une décennie : vous achetiez un logement neuf dans une zone tendue, vous le louiez nu à un loyer plafonné pendant 6, 9 ou 12 ans, et vous obteniez une réduction d’impôt proportionnelle au prix du bien. Il a pris fin le 31 décembre 2024 : depuis le 1er janvier 2025, il n’est plus possible de réaliser un nouvel investissement locatif en Pinel ou en Pinel+.

Si vous avez investi avant cette date, vous continuez à bénéficier de la réduction d’impôt jusqu’au terme de votre engagement, à condition d’en respecter les règles (loyer, ressources du locataire, location continue). Un engagement initial de 6 ou 9 ans peut être prolongé par périodes de 3 ans, jusqu’à 12 ans au total, aux taux de prorogation prévus pour votre année d’acquisition.

Le dispositif « relance logement » : l’amortissement du logement loué nu

La loi de finances pour 2026 a créé un nouveau dispositif, souvent appelé « relance logement » ou statut du bailleur privé. Il concerne les logements achetés entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028 (date du permis de construire pour une construction), situés dans un immeuble collectif et loués nus en résidence principale pendant au moins 9 ans, avec une mise en location dans les 12 mois. Le logement doit être neuf, ou ancien avec des travaux d’amélioration représentant au moins 30 % du prix d’achat. Le loyer est plafonné selon trois niveaux (intermédiaire, social ou très social), et le dispositif suppose d’être imposé au régime réel des revenus fonciers.

Il ne s’agit pas d’une réduction d’impôt mais d’un amortissement déductible de vos revenus fonciers, calculé sur 80 % du prix d’acquisition (le terrain est estimé forfaitairement à 20 %). Le taux annuel est de 3,5 % dans le neuf et 3 % dans l’ancien pour un loyer intermédiaire, et il augmente pour un loyer social ou très social (jusqu’à 5,5 % dans le neuf et 4 % dans l’ancien). La déduction est plafonnée à 8 000 € par an et par foyer, et jusqu’à 10 000 € ou 12 000 € si vos loyers relèvent majoritairement du logement social ou très social. Si vos charges dépassent vos loyers, le déficit s’impute sur votre revenu global dans la limite habituelle de 10 700 €.

Par exemple, un logement neuf acheté 200 000 € et loué à un loyer intermédiaire génère un amortissement d’environ 5 600 € par an (80 % × 200 000 € × 3,5 %), qui vient s’ajouter aux charges déductibles et réduit d’autant vos loyers imposables. Le choix du dispositif est irrévocable pour le bien, et les déductions sont reprises si vous ne respectez pas votre engagement de location.

Défiscaliser dans l’ancien : déficit foncier, Denormandie et Malraux

Le déficit foncier : le mécanisme roi pour les travaux

Le déficit foncier est probablement le mécanisme de défiscalisation le plus sous-estimé, et pourtant l’un des plus puissants. Son fonctionnement est limpide : lorsque les charges déductibles liées à votre bien locatif (travaux de rénovation, intérêts d’emprunt, frais de gestion, assurances) dépassent les loyers perçus, la différence constitue un déficit. Ce déficit est imputable sur votre revenu global dans la limite de 10 700 € par an. L’excédent se reporte sur vos revenus fonciers des 10 années suivantes.

Mieux encore : depuis 2023, pour les travaux de rénovation énergétique réalisés dans des logements classés E, F ou G au DPE, le plafond d’imputation sur le revenu global a été doublé à 21 400 € par an. Cette mesure, prolongée par la loi de finances pour 2026 pour les dépenses payées jusqu’au 31 décembre 2027, vise à accélérer la rénovation des passoires thermiques. Si vous achetez un bien ancien mal classé et que vous engagez des travaux d’isolation, de chauffage ou de ventilation, vous pouvez déduire des montants très importants de votre revenu imposable.

Concrètement, si vous êtes imposé à une TMI de 41 % et que vous imputez 21 400 € de déficit foncier sur votre revenu global, vous économisez 21 400 × 41 % = 8 774 € d’impôt sur le revenu, auxquels s’ajoutent les prélèvements sociaux économisés sur les revenus fonciers futurs. Le déficit foncier n’entre pas dans le plafonnement des niches fiscales, ce qui en fait un outil sans limite pour les gros contribuables. La seule condition : maintenir le bien en location pendant au moins 3 ans après l’imputation du déficit.

Le déficit foncier est particulièrement adapté aux investisseurs qui achètent un bien ancien nécessitant d’importants travaux. Achat d’un appartement à 100 000 € avec 60 000 € de travaux déductibles ? Vous pouvez étaler l’imputation sur plusieurs années et réduire significativement votre impôt tout en valorisant votre patrimoine. C’est une stratégie gagnant-gagnant.

La loi Denormandie : la réduction d’impôt dans l’ancien rénové

La loi Denormandie reprend le principe de l’ancien dispositif Pinel, mais s’applique à l’achat de logements anciens à rénover dans des communes éligibles (villes du programme « Action Cœur de Ville » et communes ayant signé une convention ORT). Vous achetez un bien ancien, vous réalisez des travaux représentant au moins 25 % du coût total de l’opération (achat + travaux), et vous bénéficiez d’une réduction d’impôt de 12 %, 18 % ou 21 % du coût de l’opération (plafonné à 300 000 €) selon la durée d’engagement (6, 9 ou 12 ans).

L’avantage du Denormandie par rapport à un achat dans le neuf, c’est le prix d’acquisition souvent bien inférieur. Dans une ville moyenne éligible, vous pouvez acquérir un bien ancien à rénover pour 80 000 à 120 000 €, travaux compris, là où un logement neuf en zone tendue coûterait 200 000 € ou plus. Le rendement locatif brut est donc généralement meilleur, et la réduction d’impôt vient en bonus. Le Denormandie est ouvert jusqu’au 31 décembre 2027 et reste un dispositif très attractif pour les budgets modérés.

La loi Malraux : pour les patrimoines élevés

La loi Malraux s’adresse aux contribuables fortement imposés qui souhaitent investir dans la restauration d’immeubles situés en secteur sauvegardé ou en zone de protection du patrimoine architectural. La réduction d’impôt atteint 22 % à 30 % du montant des travaux, dans la limite de 400 000 € de travaux sur 4 ans. À taux plein, cela représente une réduction maximale de 120 000 €, soit 30 000 € par an.

L’atout majeur du Malraux : il échappe au plafonnement des niches fiscales. Un contribuable qui a déjà saturé ses 10 000 € de niches avec d’autres dispositifs peut donc cumuler le Malraux sans aucune limite. En contrepartie, les opérations Malraux sont complexes, nécessitent un suivi architectural rigoureux et des montants d’investissement élevés. Ce dispositif est réservé aux contribuables payant au minimum 10 000 à 15 000 € d’impôt par an pour être réellement pertinent.

⚠️ Attention
Ne choisissez jamais un dispositif de défiscalisation uniquement pour l’avantage fiscal. Un investissement Malraux ou Denormandie mal localisé, dans une ville sans demande locative, peut vous coûter bien plus en vacance locative et en moins-value que ce qu’il vous fait économiser en impôts. L’emplacement reste le critère n°1, avant la fiscalité.

LMNP et location meublée : un régime fiscal ultra-avantageux

Le statut de Loueur Meublé Non Professionnel (LMNP) est souvent considéré comme le meilleur régime fiscal pour l’investissement locatif. Son principe est redoutablement efficace : en louant un bien meublé et en optant pour le régime réel d’imposition, vous pouvez déduire de vos revenus locatifs l’ensemble de vos charges réelles (intérêts d’emprunt, assurances, frais de gestion, taxe foncière) mais surtout l’amortissement comptable du bien et du mobilier.

L’amortissement, c’est la dépréciation théorique de votre bien dans le temps. Concrètement, vous « passez en charge » chaque année une fraction de la valeur du bâti (généralement sur 25 à 30 ans) et du mobilier (sur 5 à 10 ans). Pour un appartement acheté 150 000 € (dont 120 000 € de valeur du bâti), l’amortissement annuel du bâti seul représente environ 4 000 € par an. Ajoutez l’amortissement du mobilier (10 000 € de meubles amortis sur 7 ans = 1 430 €/an) et les charges courantes : vos revenus locatifs imposables tombent souvent à zéro.

En clair, vous percevez des loyers réels — disons 600 € par mois, soit 7 200 € par an — mais après déduction de toutes les charges et amortissements, votre résultat fiscal est nul ou quasi nul. Vous ne payez ni impôt sur le revenu ni prélèvements sociaux sur ces loyers. Et si vos charges dépassent vos recettes, le déficit se reporte sur vos futurs revenus de location meublée (sans limite de temps). Ce mécanisme peut durer 15 à 20 ans selon la structure de votre investissement.

Le LMNP présente un autre avantage considérable : il n’entre pas dans le plafonnement des niches fiscales de 10 000 €. Vous pouvez donc cumuler un investissement en LMNP avec une réduction Denormandie, un crédit d’impôt pour emploi à domicile ou tout autre avantage fiscal sans aucune interférence. Attention cependant : depuis la loi de finances pour 2025, les amortissements déduits en LMNP sont réintégrés dans le calcul de la plus-value lors de la revente, pour les cessions réalisées à partir du 15 février 2025 (les logements en résidence étudiante, résidence seniors ou résidence pour personnes handicapées ne sont pas concernés). Le régime reste favorable pendant la location, mais tenez-en compte si vous envisagez de revendre.

📝 À retenir
Vous restez LMNP tant que les recettes de location meublée de votre foyer ne dépassent pas 23 000 € par an, ou qu’elles restent inférieures aux autres revenus d’activité du foyer (salaires, pensions, bénéfices). Si les deux conditions sont réunies (plus de 23 000 € de recettes et des recettes supérieures à vos autres revenus d’activité), vous basculez en LMP (Loueur Meublé Professionnel), un statut aux implications fiscales et sociales très différentes. Vérifiez chaque année que vous restez bien dans les clous du LMNP.

Tableau comparatif des dispositifs de défiscalisation immobilière

Pour y voir clair d’un coup d’œil, voici un tableau comparatif des principaux dispositifs de défiscalisation immobilière. Ce tableau synthétise les points essentiels : type de bien, taux de réduction, plafonds, durée d’engagement et soumission au plafonnement des niches fiscales.

Dispositif Type de bien Avantage fiscal Engagement Plafond niches fiscales
Relance logement Neuf ou ancien avec 30 % de travaux, immeuble collectif, achat jusqu’à fin 2028 Amortissement de 3 % à 5,5 % par an sur 80 % du prix, déductible jusqu’à 8 000 €/an (10 000 ou 12 000 € en social) 9 ans Plafond propre de 8 000 à 12 000 €/an
Denormandie Ancien rénové, villes éligibles, jusqu’à fin 2027 12 % à 21 % du prix 6, 9 ou 12 ans Oui (10 000 €)
Déficit foncier Ancien avec travaux Déduction jusqu’à 10 700 €/an (21 400 € réno. énergétique, dépenses payées jusqu’à fin 2027) 3 ans minimum Non
Malraux Ancien en secteur sauvegardé 22 % à 30 % des travaux 9 ans Non
LMNP (régime réel) Meublé (neuf ou ancien) Amortissement + déduction charges Aucun minimum Non

Ce tableau met en évidence un point crucial : les dispositifs les plus flexibles et les plus puissants (déficit foncier, Malraux, LMNP) sont précisément ceux qui échappent au plafonnement des niches fiscales. Si votre objectif est de réduire massivement vos impôts au-delà de 10 000 € par an, ces trois mécanismes doivent être vos priorités.

Le choix entre ces dispositifs dépend de plusieurs facteurs : votre budget d’investissement, votre appétence pour la gestion de travaux, la zone géographique visée et votre horizon de placement. Un investisseur qui souhaite un bien « clé en main » sans se soucier de travaux se tournera vers un logement neuf en dispositif « relance logement » ou vers le LMNP dans une résidence gérée. Un investisseur plus actif, prêt à piloter un chantier, trouvera un meilleur rendement global avec le déficit foncier ou le Denormandie.

Gardez aussi en tête que ces dispositifs sont cumulables entre eux, dans le respect du plafond des niches fiscales pour ceux qui y sont soumis. Vous pouvez très bien posséder un bien en LMNP et un autre en déficit foncier, maximisant ainsi votre stratégie de défiscalisation sur plusieurs fronts simultanément.

Exemples chiffrés : combien pouvez-vous économiser selon votre profil

Passons aux chiffres concrets, car c’est ce qui vous intéresse vraiment. Voici trois profils types avec les économies d’impôt réalisables grâce à l’investissement immobilier. Ces simulations sont simplifiées et données à titre indicatif.

Profil 1 : couple avec 60 000 € de revenus, logement neuf en « relance logement »

Marie et Thomas gagnent 60 000 € nets imposables par an. Leur TMI est à 30 % et ils paient environ 4 500 € d’impôt sur le revenu. Ils achètent 180 000 € un appartement neuf dans un immeuble collectif et le louent nu à un loyer intermédiaire d’environ 650 €/mois, soit 7 800 € par an, en s’engageant pour 9 ans. Leurs charges déductibles (intérêts d’emprunt, taxe foncière, assurance) représentent environ 3 000 € par an.

Sans dispositif, leur revenu foncier imposable serait de 4 800 € par an, taxé à 30 % d’impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux, soit environ 2 260 €. Avec le dispositif « relance logement », ils déduisent en plus un amortissement de 80 % × 180 000 € × 3,5 % = 5 040 € par an : leur résultat foncier devient légèrement négatif et leurs loyers ne sont plus imposés. Au total sur 9 ans, ce couple évite environ 20 000 € d’impôt et de prélèvements sociaux, perçoit environ 70 200 € de loyers et se constitue un patrimoine immobilier. L’opération n’est gagnante que si le bien est bien situé et que la demande locative est solide dans le quartier choisi.

Profil 2 : cadre supérieur à 90 000 € — déficit foncier

Julien est cadre supérieur, célibataire, avec 90 000 € de revenus nets imposables. Sa TMI est à 41 % et il paie environ 18 000 € d’impôt. Il achète un appartement ancien classé F au DPE pour 80 000 € et engage 60 000 € de travaux de rénovation énergétique (isolation, fenêtres, chaudière). Grâce au déficit foncier renforcé, il peut imputer 21 400 € par an sur son revenu global. Sur 3 ans, il déduit l’intégralité de ses travaux.

L’économie d’impôt annuelle est spectaculaire : 21 400 € × 41 % = 8 774 € d’impôt économisé par an, plus les prélèvements sociaux évités sur les revenus fonciers. Sur 3 ans d’imputation maximale, Julien économise environ 26 000 € d’impôts. Et une fois les travaux terminés, il loue son bien rénové à 550 €/mois, générant des revenus fonciers partiellement absorbés par le report de déficit des années suivantes. Le coût net de son investissement (après économies fiscales et loyers) est considérablement réduit.

Profil 3 : investisseur en LMNP — neutralisation fiscale totale

Sophie achète un studio meublé de 120 000 € (dont 95 000 € de valeur du bâti) qu’elle loue 550 €/mois en meublé longue durée. Elle opte pour le régime réel LMNP. Ses recettes annuelles s’élèvent à 6 600 €. Ses charges déductibles : intérêts d’emprunt (1 800 €), taxe foncière (600 €), assurances et frais divers (400 €), amortissement du bâti (3 170 €/an sur 30 ans), amortissement du mobilier (1 000 €/an sur 7 ans). Total des charges : 6 970 €.

Résultat fiscal : 6 600 € – 6 970 € = -370 €. Le résultat est négatif, donc Sophie ne paie aucun impôt ni prélèvement social sur ses revenus locatifs. Le déficit de 370 € se reporte sur l’année suivante. Ce mécanisme se poursuit pendant environ 15 à 20 ans, le temps que les amortissements soient épuisés. Sophie perçoit des loyers réels mais est fiscalement « invisible » sur ces revenus. C’est l’un des régimes les plus efficaces qui existent pour l’investisseur particulier.

Portrait d'Anthony, auteur d'Ici Comment Faire (illustration générée par IA)

Écrit par

Anthony

Anthony travaille dans un magasin de bricolage et sait un peu tout faire de ses mains. C'est lui qu'on appelle quand sa mamie ou la voisine a un petit tracas du quotidien à réparer. Il a créé Ici Comment Faire et sa chaîne YouTube pour partager ses astuces et ses tutos.

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